La crainte de l’Union européenne entraîne une nouvelle répression pour le Bitcoin

 

Les législateurs de l’Union européenne ont décidé vendredi dernier d’imposer des contrôles plus stricts sur la crypto-monnaie la plus populaire au monde, le Bitcoin. Cette décision est liée à des craintes concernant des activités terroristes.

En effet, certains gouvernements et investisseurs institutionnels, pensent que cette technologie est utilisée à des fins frauduleuses. Selon ces derniers, le Bitcoin sert à financer le terrorisme. Une solution qui n’est soumise à aucune réglementation ni autorité.

L’Union européenne contre le Bitcoin

L’Union européenne a mis à jour sa loi de 2015, la quatrième directive contre le blanchiment d’argent. Vera Jourova, commissaire de l’Union européenne pour la justice, a confirmé que l’accord apportera plus de transparence pour améliorer la prévention du blanchiment d’argent et stopper le financement du terrorisme. Selon Reuters, les entreprises d’échanges de Bitcoins qui détiennent ces devises numériques doivent désormais identifier leurs utilisateurs, conformément aux nouvelles règles adoptées par les législateurs européens.

Le Bitcoin a été au cœur de toutes les discussions cette année, provoquant même l’inquiétude des gouvernements. Toutefois, la législation proposée était en réponse directe aux attaques terroristes à Bruxelles et à Paris au cours des deux dernières années.

Un dispositif se déclinant en cinq parties

Deutsche Welle a détaillé la législation en cinq parties. Tout d’abord, il faut que les entreprises opérantes dans le secteur identifient les utilisateurs, l’utilisation des cartes de paiement prépayées sera également limitée. Ces professionnels doivent aussi garantir une transparence totale dans toutes leurs transactions. Les enquêteurs auront un accès à l’information. Toutes les données transmises seront également accessibles aux autorités compétentes.

L’Irlande, Chypre, la Grande-Bretagne, Luxembourg et Malte, se sont tous opposés à différents niveaux lors des négociations, car ces pays souhaitent développer cette technologie. La mise à jour doit être ratifiée par les États membres, puis traitée régionalement au début de 2019.

 

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