La percée de Sidechains que tout le monde a manqué


La recherche sur les NiPoPoW” (Non-Interactive Proofs of Proofs of Work), publiée en octobre, a attiré très peu d’attention jusqu’ici, mais elle a franchi l’un des principaux obstacles qui bloquent la technologie tant attendu des sidechains.

Dans le livre blanc des Sidechains, des chercheurs de l’IOHK, de l’IC3 et de l’Université d’Athènes décrivent un mécanisme permettant de prouver que les données existent dans la blockchain bitcoin d’une manière plus efficace.

Cette technologie, attache une seconde blockchain à Bitcoin, comme une extension, pour y installer les nouvelles mises à jour et les nouvelles fonctionnalités, et ne pas par conséquent accabler la chaîne principale. Ce nouveau chapitre dans le monde de la blockchain s’appelle -Sidechain-, et a comme toute technologie, ses obstacles. Certains, en raison de ces obstacles, l’appellent vaporware, et autres l’appellent le «tueur d’altcoin».

Ce processus est dangereux, car une valeur de 230 milliards de dollars est menacée si les choses ne marchent pas comme prévu.

Comment ça marche ?

C’est vrai que la tech blockchain est connue par sa rapidité, mais rajouté sans cesse de nouvelles options et mises à jour pourrait bien évidement l’alourdir, au lieu de traiter une transaction en une seconde, celà pourrait prendre 5 secondes.
Donc ces sidechains, permettent aux développeurs d’attacher de nouvelles fonctionnalités sur des chaînes parallèles. Étant donné qu’elles sont toujours attachées à la blockchain principale de bitcoin, les fonctionnalités peuvent tirer parti des effets réseau de la cryptom-onnaie et tester ces applications, sans nuire au réseau principal en cas de vulnérabilité.

Pour cette raison, ces sidechains ont rencontré l’excitation au début, mais a fait face à la controverse ensuite, car beaucoup se posent des questions sur la sécurité de cette technologie.

Par ailleurs, certains ingénieurs ont broyé une version parallèle de la technologie qui essaie de s’appuyer sur de meilleures incitations économiques pour sécuriser les sidechains, mais certains développeurs restent sceptiques sur le fait d’ajouter un réseau bitcoin. Sauf que cela n’empêche que ces derniers considèrent cette recherche de NiPoPoW comme un grand pas en avant.

Sécuriser les sidechains

Le papier contribue à faire avancer l’idée des sidechains sans confiance, où le mouvement des fonds d’une sidechain fédéré, est gouverné par quelques entreprises.

Ils s’appuient sur une technologie appelée SPV proofs (Simplified Payment Verification), qui fonctionne comme ceci :

⇛ Afin d’envoyer de l’argent à une Sidechain et de revenir au réseau bitcoin principal, les utilisateurs doivent joindre une preuve qu’ils ont vraiment les fonds. Sans ces preuves, lorsque les utilisateurs ou les mineurs ramènent leur argent dans la chaîne principale, dans certaines conditions, ils pourraient prendre plus d’argent qu’ils n’en ont réellement.

Ces preuves doivent servir à deux choses avant que la technologie puisse être ajoutée à bitcoin: empêcher ce genre de vol, et être suffisamment petite pour pouvoir être envoyée sur le réseau.
Alors que les “compact SPV proofs”  ont été proposées, elles se sont révélées vulnérables à certaines attaques, celles-ci pouvants potentiellement permettre aux mineurs de voler l’argent laissé sur les Sidechains
Pourtant, la preuve décrite dans le document NiPoPoW prétend être résistante à ces attaques.

“C’est le premier protocole, à ma connaissance, qui sécurise les sidechains complètement“, a déclaré Dionysis Zindros, l’un des co-auteurs du papier blanc, doctorat en cryptographie de l’Université d’Athènes.

Il a continué en expliquant que par «sécurisé», il signifiait vraiment la résistance à la double dépense, au vol. “C’est vraiment un vide dans les constructions des sidechains que nous remplissons”

Friedenbach a décrit le changement en termes plus techniques: “C’est un grand pas vers la définition d’une structure d’engagement block header qui permet des chain proofs de grande de taille, du type que l’on pourrait utiliser dans une implémentation de sidechains décentralisée.”

Du boulot droit devant

Alors que Friedenbach qualifie les NiPoPoW de projet prometteur, il reste du travail avant que cette technologie puisse être déployée sur bitcoin.
Dans le crypto/ blockchain monde, les développeurs font généralement très attention avant  d’apporter des modifications. Et tandis que les sidechains  cherchent à rendre le processus d’essai de nouvelles fonctionnalités plus faciles, la mise en œuvre prendra plus de temps.

Premièrement, pour rendre les sidechains plus sûres, de nombreux développeurs pensent que l’extraction par fusion – lorsque les mineurs exploitent plusieurs pièces simultanément – serait essentielle.

“Il y a encore des capacités de script importantes qui seraient nécessaires, avant que les SPV proofs -fusionnés et minés- des sidechains, puissent être ajouté sur le réseau principal de bitcoin”, a déclaré Friedenbach.

Mais, il y’a toujours un mas quelque part..

Selon Friedenbach “Il y a aussi, bien sûr, le problème incitatif non trivial de l’exploitation minière fusionnée et la question de savoir si une telle solution constituerait un recul de la sécurité, étant donné l’état actuel de l’industrie minière oligarchique”.

La crypto communauté pensent que, puisque l’industrie dépend du travail de quelques grands bassins miniers, il pourrait être possible pour ces mineurs d’avoir du contrôle sur les sidechains, et il n’est pas encore clair si les pool miniers auraient le pouvoir de voler des fonds.

“Ce projet mérite plus d’attention.” a-t-il conclu

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