Partage de données : Lorsque vous devenez un acteur, pas un produit

Le concept de partage de données (Data Sharing) est l’une des plusieurs solutions présentées par la technologie Blockchain. Cet outil révolutionnaire retrouve enfin l’élan qu’il mérite ces dernières années en raison de la prise de conscience et de la sensibilité de l’opinion publique concernant les données des internautes (cookies, etc.) et de la valeur de l’écosystème du marketing en ligne. Cette sensibilité a été particulièrement accrue après le scandale de falsification des données de Facebook lors des élections présidentielles américaines.

Dans cet article, nous essaierons d’expliquer la dynamique du partage de données et la façon dont certaines start-ups l’utilisent pour se mesurer à certains magnats du marché.

Mais avant cela, comment mes données sont-elles utilisées?

En revenant  8 à 10 ans en arrière, où la nouvelle industrie de l’information prenait peu à peu sa place en tant que nouvelle ressource, la plus précieuse d’Internet. Le business model commun que les entreprises de publicité font avec les divers sites Web et plateformes de médias sociaux, consisterait à recueillir des données sur les utilisateurs, qui vont de la localisation géographie, l’âge, le sexe, et les données de navigation. Bien sûr, à ce stade, l’utilisateur est, dans une large mesure, un produit sous forme de données. Ces données sont ensuite vendues aux sociétés de publicité afin qu’ils l’utilisent pour faire des publicités plus ciblées, personnalisées et donc efficaces à l’utilisateur final, dans ce cas, l’utilisateur revient à être un client, seulement pour que le cycle recommence.
Naturellement, ce modèle est imparfait avec des dilemmes éthiques qui ne sont pas trop difficiles à comprendre. Souvent, les utilisateurs se trouvent obligés de donner leurs données personnelles pour pouvoir les utiliser, parfois indispensables, des services fournis par les entreprises qui vendent des données, ce qui était le signe le plus évident du marché des données en ligne. De plus, certaines des techniques de marketing utilisées ont toujours fait l’objet de débats allant des techniques de manipulation illégales à des techniques plus illicites.

Alors, comment le partage de données va-t-il réparer ce gâchis ?

Malheureusement, l’éthique n’était pas la seule lacune de ce modèle. Financièrement, c’était très lucratif pour les entreprises qui vendaient les données. D’autant plus que ces entreprises ne possèdent techniquement pas les données, mais imposent simplement aux utilisateurs de leur laisser la liberté de les utiliser. Ce qui est surprenant, c’est que les données appartiennent à  l’utilisateur lui-même. Essentiellement, non seulement les entreprises peuvent vendre quelque chose qu’elles ne possèdent pas, mais aussi celui qui les possède réellement ne tire aucun avantage financier de leur part.

Le partage de données

Cette idée consiste à réinventer radicalement le marketing en ligne en général en faisant de l’utilisateur un acteur consentant et rémunéré. La première question qui pourrait surgir est: Selon cette définition, il ne doit absolument pas être hébergé par blockchain, non?
Et la réponse à cela serait, vous avez absolument raison. Cependant, beaucoup de start-ups qui sont à la tête de ce marché relativement récent comme BitClave et BitComo utilisent blockchain, avec toute la robustesse technologique et de la commodité qu’elle offre- parce qu’ele contredit l’écosystème centralisé.

La façon dont fonctionnent les plateformes de partage de données basées sur Blockchain est plus efficace que le modèle actuel. Prenant l’exemple de BitClave, qui a créé un moteur de recherche, qui relie directement l’utilisateur aux entreprises. En pratique, lorsqu’un utilisateur effectue une recherche dans le moteur de recherche BitClave, le robot intégré vous connecte directement à l’entreprise correspondante avec les offres correspondantes. C’est là qu’intervient la simplicité ingénieuse et l’efficacité du partage de données.
Du côté des entreprises, le coût de la publicité en ligne chuterait – puisqu’il n’y aurait pas besoin d’un tiers entre l’utilisateur et l’entreprise – tout en faisant des publicités plus ciblées, ce qui donnera inévitablement un taux de réponse et d’achat plus élevé. Puisque cette méthode accorde aux entreprises plus d’argent, cela les encouragera naturellement à devenir plus attrayants, que ce soit grâce à la rémunération des utilisateurs (pour les données qu’ils ont volontairement fournies pour recevoir des annonces pertinentes) ou grâce à des incitations telles que des réductions. Du point de vue de l’utilisateur, il pourra reprendre le contrôle complet de ses données, et en faire un meilleur usage financier et éthique pour toutes les parties. Dans le cas spécifique de BitClave.

En outre, l’utilisateur a la possibilité d’acquérir des jetons CAT à chaque recherche et / ou achat effectué via le moteur de recherche. BitClave, bien évidemment, obtient des commissions minimales pour chaque transaction en cours. Il / elle pourra reprendre le contrôle complet de ses données en faire un meilleur usage financier et éthique pour toutes les parties.

Cela semble génial ! Alors, pourquoi cela n’a-t-il pas encore pris le dessus?

-Soyons assez marrant- Pour répondre à cela, retourner à la bible.
Des entreprises comme BitClave sont les David de l’industrie de la publicité alors que les magnats de l’industrie tels que Google, Amazon et autres sont les Goliath de cette industrie. Et si pour une raison bizarre vous êtes encore sceptique quant à la prévalence de Goliath; Sur cette industrie de 550 milliards de dollars, Google seul en détient 15%. Cela devrait mettre les choses en perspective. Lorsque vous êtes une entreprise dominante avec une valeur nette du PIB des pays, qui a inculqué des années ou des décennies de connaissance et de contrôle du marché, vous êtes un vaisseau de celui-ci. Ce qui implique naturellement que chaque fois que vous percevez une menace potentielle – et il est déjà assez difficile d’être considéré comme tel – vous mettrez en œuvre tous les outils dont vous disposez pour l’éliminer ou l’absorber. Nous l’avons vu arriver encore et encore, mais seul le temps dira si cette bataille aura une fin biblique ou apocalyptique.


Article de Zakaria Sebaitre traduit librement de en.decentral.news
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